J'étais dans la foule aux éditions Héros-Limite

 

« J’étais dans la foule, la phrase revient au fil des pages, au gré des mouvements des passantes et des passants. 

J’étais dans la foule est un recueil qui travaille de manière entêtante autour de ce motif, comme une spirale. Couleurs, animaux, nouvelles du monde lointain, actualités glaçantes, chaque poème joue des contrastes à l’instar de cette foule disparate, qui contraint et échappe, qui inquiète et ravit. »

Prix Apollinaire Découverte 2025  

https://heros-limite.com/livres/jetais-dans-la-foule/ 


 

PRESSE : l'humanité, le Matricule des anges, le Clavier Cannibale de Claro,  Sitaudis

Extraits :

Toutes ces minutes
J’écoutais le bruit de ma pluie
J’habitais une étrangère

*

Je passe
Un homme glisse une insulte
J’avais renoncé
quittant le trait de lumière sous la porte
Oui ne pas suivre
cet animal qui s’est frotté à ma jambe
Je passe
Un homme glisse une insulte
J’ai porté ma main à ma bouche
J’ai vérifié que rien ne coulait
ni espoir
ni reproches

*

J’étais dans la foule
À l’angle de la rue
quelqu’un reprend son souffle
Il cherche son alphabet
et parle à voix basse
Des phrases, des coups de rame
Les corps glissent
Les visages se superposent
Il pleut
Haleines fortes
Des espaces déchirés – traces d’ongles
Ils se dispersent
Ça y est il pleut
Des mouches sur mon rouge à lèvres

"Feu la nuit et autres textes" édité aux éditions de la Rumeur Libre

« Le théâtre, ce sera, en effet, « une situation qui n’argumente pas ». Une situation qui ne se justifie pas, file sa vie, avec des amours, du désir, des peines, des revanches, des familles, des gouffres, et la pression plus ou moins contenue de la pauvreté, de la xénophobie ou de la marginalité. « Il était une fois » et c’est souvent tragique. » Extrait de la postface d’Olivier Neveux à "Feu la nuit et autres textes", La Rumeur Libre, coll. Noces, 2025


Feu la nuit s’ouvre sur la banlieue d’une ville naufragée au bord d’un lac dont les eaux, étrangement, seront peu à peu envahies par des méduses. Trois jeunes gens, Artavazd, Nina et Victor, hésitent à partir, sillonnent la ville et les plages du lac, s’opposent à la dérive nostalgique de leurs parents. Un lac salé est aussi au cœur du deuxième texte, Namaran. La ville du même nom finira engloutie par ces eaux saumâtres qui ont pourtant fait sa légende. Les souvenirs des habitants resurgissent, tous se rappellent d’un Palais dans la cité où seuls les touristes avaient le droit d’entrer. Martina, enfin, raconte l’arrivée dans un village d’une étrangère. On ignore d’où elle vient. Elle arrive pour se marier avec Martial, un vieux garçon qui a hérité d’une maison dans un lieu-dit, Feuillefendue. La bâtisse n’est pas en bon état et la forêt qui l’entoure, peuplée de légendes, est menacée par un riche propriétaire. Peu à peu des rumeurs courent sur Martina. 


 


Forough Farrokhzâd - émission sur France-Culture

Emission de Manou Farine, Poésie et ainsi de suite, au sujet de notre traduction de deux recueils de Forough Farrokhzâd, édités aux éditions Héros-Limite (Croyons à l'aube de la saison froide et Une autre naissance)


Croyons à l'aube de la saison froide de Forough Farrokhzâd

Publié de manière posthume en 1974, après la mort accidentelle de la poète iranienne en 1967, ce recueil inachevé commence par un long poème qui lui donne son titre. Il met en scène "une femme seule" , hantée par son passé, regardant devant elle cette autre saison de sa vie qui s'annonce. Elle évoque ce réel qui toujours lui échappe, ces relations courtoises et distantes qui ne font que souligner sa solitude. 

Recueil bilingue farsi-français, collection Feuilles d'herbe aux éditions Héros-Limite.

Traduction Laura Tirandaz et Ardeschir Tirandaz

Avec une postface de Laura Tirandaz, un poème-hommage à Forough Farrokhzâd, Une femme seule (1935-1967).

 "J'ai été poussée dans la vie par la famille sanglante des fleurs
   La famille sanglante des fleurs, vous entendez ?"

مرا تبار خونی گل‌ها به زیستن متعهد کرده‌است
تبار خونی گل‌ها می‌دانید ؟

Ecoutez ici l'émission Poésie et compagnie où j'ai été l'invitée de Manou Farine en juin 2023. 


Revue Venins

 
Venins est une revue d’artiste papier et audio, créée en 2020 par Laura Tirandaz et Jean-Baptiste Veyrieras.


 
Glissé dans une pochette 33tours, tamponnée à la main, ce premier numéro de Venins contient une affiche, des poèmes, fragments, traductions, chansons... Le tout imprimé & sérigraphié à 100 exemplaires sur papier ivoire 170 g. Chaque exemplaire est vendu au prix de 10 euros ici : https://revue-venins.fr
 
Plus précisément, Venins n°1 rassemble :
– Une photo de Nadia Khallouki, reproduite en sérigraphie à l'Atelier Chalopin
– Une lettre pour André Benedetto écrite par Samaële Steiner - accompagnée de deux poèmes de Benedetto
– Un entretien avec Anca Bene sur son spectacle Terres Mères
– Des traductions et poèmes inédits de Marie Fabre
– Des chansons de Samuel Gallet et Laura Tirandaz à partir d'une phrase de Jacques Rigaut
– Un poème de Forough Farrokhzâd, traduit du persan par Ardeschir Tirandaz et Laura
Tirandaz
– Les chroniques de Barbara Vey et Jean-Baptiste Veyrieras. 
 
Les poèmes traduits sont proposés en français et dans la langue originale.
 
 



Traduction et Parution de Une autre naissance de Forough Farrokhzâd

Une autre naissance de Forough Farrokhzâd paraît aux éditions Héros-Limite.

Traduction : Laura Tirandaz et Ardeschir Tirandaz 

Ce recueil est le plus célèbre de la poète iranienne, le dernier édité de son vivant. Ces poèmes sont empreints d'un lyrisme amoureux et mélancolique où des paysages intimes se mêlent à une nature sauvage et merveilleuse. Ce lyrisme, parfois teinté de références soufies ou zoroastriennes, n'en est pas moins critique des nostalgies faciles, du régime autoritaire du shah et des élites, de la société de consommation et de la course à la "modernité".

"Peut-être qu'ils me puisent de la source
Peut-être qu'ils me cueillent de la branche
Peut-être qu'ils me condamnent comme une porte sur les instants à venir
Peut-être...
Je ne vois plus rien"

Article de Frédérique Fanchette dans Libération , de Lisbeth Koutchoumoff dans Le Temps et de Louis Pailloux pour En attendant Nadeau.

Ici le podcast Nous sommes la pluie sur le sol nu, disponible à l'écoute sur le site des éditions Héros-limite. Avec les voix de Caroline Gonin, Ardeschir Tirandaz et Laura Tirandaz. Mixage de Maurizio Chiavaro.



Publication dans la revue Panthère Première

Le poème Vide de Forough Farrokhzâd est publié dans le septième numéro de Panthère première

traduction de Laura Tirandaz et Ardeschir Tirandaz

Le graphisme de la page est réalisé par Pauline Nuñez.